De la Réunion
aux Terres Australes et Antarctiques Françaises
À 5 à 7 jours de navigation de La Réunion, les marins de CAP BOURBON évoluent au cœur d’un environnement subantarctique unique, entre les 40es rugissants et les 50es hurlants.
À bord du Cap Kersaint, ils pratiquent deux pêches distinctes au cours d’une même campagne : la légine australe dans les zones de Crozet et Kerguelen, et la langouste australe autour de Saint-Paul et Amsterdam.
Première mondiale sur un navire de pêche
Le Cap Kersaint s’équipe d’un SeaKite de 100 m²
Développée par Beyond the Sea et conçue par le navigateur Yves Parlier, cette aile de traction automatisée exploite l’énergie du vent pour assister la propulsion du navire.
Piloté par un système intelligent, le SeaKite réduit la sollicitation des moteurs et doit ainsi contribuer à diminuer la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre.
Une innovation au service de la décarbonation des activités de pêche, jusque dans les zones les plus isolées et exigeantes du globe.
Une même campagne, deux pêcheries

La pêche à la palangre pour la Légine Australe
(Dissostichus eleginoides)

Zone de pêche : Crozet et Kerguelen (TAAF)
La légine australe est pêchée à la palangre de fond. Cette longue ligne, équipée de lignes secondaires munies d’hameçons, est déployée à plus de 500 mètres de profondeur.
Les captures sont remontées à bord, puis immédiatement préparées et congelées afin de préserver toutes leurs qualités.

La pêche au casier pour la Langouste
(Jasus paulensis)

Zone de pêche : Saint-Paul, Amsterdam (TAAF)
La langouste australe est pêchée au casier. Déposés sur les fonds volcaniques, les casiers sont ensuite relevés afin que les captures soient triées manuellement à bord.
Cette technique passive permet une pêche ciblée et sélective, limitant les impacts sur les habitats marins.
UNE ACTIVITÉ STRICTEMENT ENCADRÉE
L’armement dispose de quotas alloués chaque année par la préfecture des TAAF, selon un total admissible de capture (TAC) défini par les scientifiques du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN).
Le suivi régulier de la biomasse permet d’adapter les niveaux de capture. Cette gestion s’inscrit également dans le cadre des mesures de conservation établies à l’échelle internationale par la CCAMLR*.
*La Commission pour la Conservation de la Faune et la Flore Marines de l’Antarctique
CAP BOURBON veille à limiter son empreinte environnementale à chaque étape :
- utilisation d’appâts issus de stocks durables ;
- suivi rigoureux des captures et des rejets;
- vidéosurveillance des opérations de pêche ;
- utilisation du Moon Pool** ;
- présence obligatoire d’un contrôleur de pêche à bord lors de chaque campagne.
Pêcher avec précision, maîtriser les impacts et préserver la ressource : une exigence au cœur de chaque campagne.
**Le Moon Pool est une ouverture aménagée dans la coque du navire permettant de remonter les captures directement à bord, à l’abri, et de limiter les interactions avec les oiseaux marins lors des opérations de pêche. Voir photo ci-contre.


Le Cap Kersaint, un navire dernière génération
Construit par les chantiers PIRIOU pour affronter les conditions exigeantes des Terres australes et antarctiques françaises, le Cap Kersaint est doté d’une propulsion diesel-électrique.
Ses trois groupes diesel-alternateurs alimentent deux propulseurs azimutaux, lui assurant une excellente manœuvrabilité. Sa coque renforcée, certifiée Ice Class 1C par Bureau Veritas, est spécialement adaptée à la navigation dans les eaux australes.
Pensé avec son équipage, le navire intègre une rampe arrière pour le déploiement des lignes et un Moon Pool permettant leur remontée directement à bord. Ces équipements améliorent les conditions de travail et la sécurité des marins, tout en limitant les interactions avec les oiseaux.

Le Cap Kersaint en chiffres
Longueur : 59,45 m
Largeur : 12,80 m
Vitesse : 12 nœuds (environ 22,22 km/h)
Autonomie : 90 jours
Équipage : 28 membres + 1 observateur des TAAF
Volume de cales frigorifiques : 900 m3 à -25°C


